
Nootropiques & sommeil
DSIP
Nonapeptide isolé en 1977 du sang veineux cérébral de lapins placés en sommeil lent, d'où son nom de delta sleep-inducing peptide. Aucun récepteur propre ne lui a été attribué à ce jour, ce qui en fait l'un des peptides régulateurs les plus discutés de la littérature. Il est étudié comme modulateur neuroendocrinien et sert de composé de référence en chronobiologie.
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54,90 €
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- Expédition sous 24–48 h
- Colis discret
- 10 mg
- 2–8 °C
- 24–48 h
Le produit
À quoiil sert.
Marcel Monnier et Guido Schoenenberger, à Bâle, perfusaient le sang veineux cérébral de lapins dont le thalamus était stimulé à basse fréquence, régime qui installe un sommeil à ondes lentes, vers des lapins receveurs éveillés. La fraction active isolée de ce sang, un nonapeptide de séquence Trp-Ala-Gly-Gly-Asp-Ala-Ser-Gly-Glu, augmentait chez le receveur la puissance des ondes delta à l'électroencéphalogramme. C'est cette expérience de transfert, publiée en 1977, qui a donné son nom à la molécule.
Aucun récepteur spécifique n'a été cloné depuis, et le mécanisme reste hypothétique. Les publications décrivent un passage de la barrière hémato-encéphalique, une élimination plasmatique très rapide, de l'ordre de quelques minutes dans les modèles animaux étudiés, une modulation de la sécrétion de corticotropine et de somatotropine dans les modèles murins, et des propriétés antioxydantes sur préparations tissulaires soumises à un stress oxydatif. Les résultats électroencéphalographiques initiaux n'ont pas été reproduits de façon constante, ce qui fait du DSIP un objet d'étude autant qu'un outil : il intervient surtout aujourd'hui dans les travaux sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et sur les rythmes veille-sommeil.
- 62568-57-4
- C35H48N10O15
- 848,82 g/mol
- Trp-Ala-Gly-Gly-Asp-Ala-Ser-Gly-Glu (WAGGDASGE)
- Delta sleep-inducing peptide · DSIP · WAGGDASGE
Lyophilisat : -20 °C pour un usage courant, -80 °C au-delà d'un an, en flacon scellé et opaque. Le tryptophane N-terminal est photosensible et s'oxyde : ici, la lumière pèse davantage que la température. Après reconstitution : 2 à 8 °C pendant une à deux semaines au plus, ou aliquotes congelées à -20 °C. En solution aqueuse maintenue longtemps à pH neutre ou basique, le résidu aspartate en position 5 peut s'isomériser en isoaspartate ; la modification étant isobare, elle n'apparaît pas sur un simple contrôle de masse.
Travaillez en lumière tamisée, avec des flacons ambrés ou emballés d'aluminium, à cause du tryptophane. Reconstituez lentement, solvant versé contre la paroi, sans agitation ni vortex ; le nonapeptide se dissout sans difficulté en milieu aqueux. Aliquotez dès la dissolution en volumes à usage unique et congelez : chaque décongélation abrège la durée de vie utile de la solution. Datez chaque aliquote. Réservé à un usage de recherche en laboratoire.
Questions sur ce produit
Trois raisons reviennent dans la littérature : une élimination plasmatique très rapide, de l'ordre de quelques minutes dans les modèles animaux étudiés, qui rend les protocoles très sensibles au moment de la mesure ; l'absence de récepteur identifié, donc de marqueur d'activité permettant de standardiser les essais ; et des écarts d'espèce et de protocole entre les équipes. Les effets électroencéphalographiques décrits en 1977 n'ont jamais été reproduits de manière constante.
Il a été isolé de matériel biologique animal, et sa séquence a ensuite été retrouvée dans le plasma, le liquide céphalorachidien et plusieurs tissus périphériques. En revanche, aucun gène précurseur ne lui a été attribué. Son origine reste donc ouverte : produit de clivage d'une protéine plus grande, ou peptide régulateur à part entière.
Non, c'est un nom historique hérité du protocole de transfert sanguin qui a permis son isolement chez le lapin en 1977. Il décrit les conditions de la découverte, pas une activité démontrée et reproduite depuis. La littérature ultérieure l'aborde surtout comme un modulateur neuroendocrinien et un marqueur d'étude des rythmes veille-sommeil.
Protocole
Du flacon à la solution.
La mise en œuvre d'un flacon de 10 mg : combien d'eau bactériostatique ajouter, ce que l'on obtient, et comment le garder. Ce protocole porte sur la préparation et la conservation au laboratoire — il ne prescrit aucun schéma d'administration.
- 01
Ajouter l'eau
2 ml d'eau bactériostatique, versés lentement contre la paroi du flacon, jamais directement sur la poudre.
- 02
Dissoudre
Faites tourner doucement le flacon entre les doigts jusqu'à ce que la solution soit limpide. Ne secouez pas : l'agitation dénature le peptide et fait mousser.
- 03
Ce que l'on obtient
Une solution à 5.00 mg/ml, limpide. Un trouble ou un dépôt qui persiste signale un problème : ne l'utilisez pas.
Avant reconstitution
Lyophilisat : -20 °C pour un usage courant, -80 °C au-delà d'un an, en flacon scellé et opaque. Le tryptophane N-terminal est photosensible et s'oxyde : ici, la lumière pèse davantage que la température. Après reconstitution : 2 à 8 °C pendant une à deux semaines au plus, ou aliquotes congelées à -20 °C. En solution aqueuse maintenue longtemps à pH neutre ou basique, le résidu aspartate en position 5 peut s'isomériser en isoaspartate ; la modification étant isobare, elle n'apparaît pas sur un simple contrôle de masse.
Après reconstitution
Au réfrigérateur, entre 2 et 8 °C, à l'abri de la lumière. La solution se garde nettement moins longtemps que la poudre. Pour un stockage long, répartissez-la en aliquotes à usage unique et congelez-les : chaque cycle de congélation et décongélation dégrade un peu le peptide.
Manipulation
Travaillez en lumière tamisée, avec des flacons ambrés ou emballés d'aluminium, à cause du tryptophane. Reconstituez lentement, solvant versé contre la paroi, sans agitation ni vortex ; le nonapeptide se dissout sans difficulté en milieu aqueux. Aliquotez dès la dissolution en volumes à usage unique et congelez : chaque décongélation abrège la durée de vie utile de la solution. Datez chaque aliquote. Réservé à un usage de recherche en laboratoire.
Et pour un autre volume d'eau
Le calculateur est pré-rempli sur un flacon de 10 mg. Changez le volume d'eau pour voir ce que donne chaque prélèvement, lu en graduations de seringue à insuline.
Ce que donnent quelques prélèvements
| Prélèvement | Graduations | Lecture |
|---|---|---|
| 0.1 mg | 2 | acceptable |
| 0.25 mg | 5 | bonne |
| 0.5 mg | 10 | idéale |
| 1 mg | 20 | idéale |
| 2 mg | 40 | idéale |
| 5 mg | 100 | bonne |
Calcul de dilution. Il dit combien de liquide prélever pour un nombre de milligrammes donné — rien d'autre. Produits réservés à la recherche en laboratoire.
Procédure
Trois étapes.Sans compte.
- 01
Sélectionnez
Choisissez vos flacons dans le catalogue : le stock affiché est celui du moment.
- 02
Commandez
Validez sans créer de compte, puis suivez les instructions de paiement.
- 03
Recevez
Expédition discrète sous 24–48 h. Votre référence de commande sert au suivi.



